Quand tu aimes tu te sens léger, ton coeur ne bat pas plus fort, en fait tu ne le sens plus, tu n'en a pas car ton coeur c'est Elle. Et Elle ne te le rends que lorsque tout se finit. Et la tu le sens ton coeur, lourd, serré, comme si ca le faisait chier de revenir a toi. La gravité te semble plus forte car tu es happé vers les profondeurs, ton coeur qui auparavant flamboyait, qui brulait et brillait de mille feux, aujourd'hui se consume, tombe en cendres, se flétrit, s'effrite. Tu as un poids mort du côté gauche de la poitrine et ca influe considérablement sur ce qu'il y a dans ta tête.
Tu te sens misérable, tu te fais même pitié, l'impression d'être une loque. Tu te tortures de toutes les manières possibles, tu te demandes ce que t'a mal fait, qu'est-ce qui a pu déclencher tout ça. Tu te soûles parce que pour une fois tu as un excellent prétexte pour finir cadavre.
Tes amis te disent que ca va passer que tu va t'en remettre. Mais au fond de toi tu ne veux pas t'en remettre car t'en remettre signifie passer à autre chose, à quelqu'un d'autre. Or tu ne veux qu'elle.
C'est la aussi ou se situe l'ironie de la chose, car c'est lorsque tu n'es plus en couple que tu penses le plus a elle et que tu te remets le plus en question alors qu'avant c'était presque comme si tu considérais son amour comme acquis.
J'ai conscience d'avoir fait des conneries, des erreurs. Et d'autres dont je n'en ai pas l'idée. Je ne sais pas si Cindy m'a largué pour ces erreurs ou conneries, ou si c'est vraiment parceque je ne devenais qu'un ami au fur et a mesure. D'ailleurs rester ami c'est peut-être le pire selon les points de vue. Certes se séparer en bons termes est gratifiant... Mais rester amis, tu gardes contact et tu ne perds pas tout certes mais ca peut être frustrant, comme donner de l'eau a quelqu'un qui a faim.
L'amour ne donnes pas des ailes, il donne des vertiges grisants et enivrants, mais au final tu exploses quand même en vol et tu tombes de très haut.
Cependant il te reste tes amis qui veulent t'emmener faire la fête pour oublier, paradoxalement pour que tu te mettes minable car t'es tellement mal que même dans cet état tu te sentiras mieux. (Merci a Paul, Mael et la "famille" du Cuing). Et il te reste l'espoir, l'espoir et une conviction forcée que après ca ira encore mieux que lorsque tu étais avec elle. D'un côté tu espères aussi secrètement qu'elle reviendra a la raison, qu'elle s'aperçoive que tu lui manques, qu'elle était mieux avec toi. Que c'était un moment de lassitude, de faiblesse. Tu te dit que c'est normal car elle voit des garçons tout le temps et que donc elle a besoin de s'éloigner, pour mieux revenir vers toi ensuite.
Cet espoir est un espoir de fou, mais j'ai jamais dit que j'étais sain d'esprit. Car je n'étais pas amoureux, non... J'étais fou d'elle.
Au final c'est la vie encore une fois, c'est la fin d'une chose, et le début d'une autre. La fin d'un temps magnifique, qui en fait me ramène a la fin de l'époque "Littéraire", car mes années Littéraire étaient celles aussi de mon couple avec Cindy, disons juste qu'avec elle j'ai joué les prolongations.
Ca fait mal de penser a elle car comme je l'ai dit a Romain, elle est toujours devant moi et ca me frustre, c'est rageant car du coup c'est elle que je vois, c'est elle mon objectif et c'est pour cela que ca va mal. Ca ira mieux quand je la verrais dans mon rétroviseur, alors je ferais un burn et la fumée dégagée à l'arrière masquera son visage, alors la enfin je pourrais foncer en ligne droite pour prendre l'autoroute afin de vivre la vie comme elle doit être vécue, a pleine vitesse et pas au point mort!
"You can say what you have to say. Cause my mind's made up anyway. I'm taking the high road going above you. This is the last time I'm gonna trust you" .... Fort Minor ft John Legend. High Road
P.S: Je pourrais sans doute avoir une vie meilleure, mais de meilleurs amis ca je suis pas convaincu, merci a la "famille" du Cuing.