J'écume...

j'écume
j'écume les jours dans le brouillard et les nuits dans le cirage
j'écume avec ivresse les expériences arrosées
j'écume sans fin la nostalgie passé pour sentimentaliser le présent et idéaliser le futur
j'écume follement les nobles raisons de mon amertume
j'écume les instants de silences assourdissants

Rêve d'un soir, rêve noir, ostentatoire
Etre le dernier, a s'éterniser proscrit
Au lit, face aux reflets brisés du miroir
De ton corps allongé alangui

j'écume
j'écume les bordels de mon âme et les bars de saoulards
j'écume les quais des souvenirs en partance
j'écume indéfiniment les ruelles pavées dépravées
j'écume obstinément les abjectes ambitions de mon idéal
j'écume les lieux de vacarmes apaisants

Le jour je me tais, la nuit je mens
Je suis le premier arrivé, et le premier servi
Mais le premier déçu, le premier dément
De ton corps dont je me suis avili

j'écume
j'écume les squares mornes aux feuilles vives
j'écume les nuits d'ivrognerie sans soif
j'écume les volutes de fumées acres qui aveuglent moins l'½il que l'esprit
j'écume les corps aux formes oblongues
j'écume inlassablement les puits de mémoire resurgissant

Envie d'apesanteur, de vertiges mouvementés
Ô ciel, nuages brumisateurs, foudres de guerre
Car madame ne rêve plus désormais
Au lac des amours déçus, déchu je me désaltère

j'écume
j'écume sans complexes les langues décharnées
j'écume sans compter mes sordides perversions
j'écume toutes les peaux sans souillures
j'écume les murs de ma honte lamentable
j'écume les routes sans connaître les codes

Les mots pieux habilement disséminés
Feignant d'oublier le petit hic
C½ur transi reste aliéné
Âme moribonde reste nostalgique.

J'écume...

# Posté le lundi 15 juin 2009 23:08

Une fin que j'aurais préféré éviter

Quand tu aimes tu te sens léger, ton coeur ne bat pas plus fort, en fait tu ne le sens plus, tu n'en a pas car ton coeur c'est Elle. Et Elle ne te le rends que lorsque tout se finit. Et la tu le sens ton coeur, lourd, serré, comme si ca le faisait chier de revenir a toi. La gravité te semble plus forte car tu es happé vers les profondeurs, ton coeur qui auparavant flamboyait, qui brulait et brillait de mille feux, aujourd'hui se consume, tombe en cendres, se flétrit, s'effrite. Tu as un poids mort du côté gauche de la poitrine et ca influe considérablement sur ce qu'il y a dans ta tête.

Tu te sens misérable, tu te fais même pitié, l'impression d'être une loque. Tu te tortures de toutes les manières possibles, tu te demandes ce que t'a mal fait, qu'est-ce qui a pu déclencher tout ça. Tu te soûles parce que pour une fois tu as un excellent prétexte pour finir cadavre.

Tes amis te disent que ca va passer que tu va t'en remettre. Mais au fond de toi tu ne veux pas t'en remettre car t'en remettre signifie passer à autre chose, à quelqu'un d'autre. Or tu ne veux qu'elle.
C'est la aussi ou se situe l'ironie de la chose, car c'est lorsque tu n'es plus en couple que tu penses le plus a elle et que tu te remets le plus en question alors qu'avant c'était presque comme si tu considérais son amour comme acquis.

J'ai conscience d'avoir fait des conneries, des erreurs. Et d'autres dont je n'en ai pas l'idée. Je ne sais pas si Cindy m'a largué pour ces erreurs ou conneries, ou si c'est vraiment parceque je ne devenais qu'un ami au fur et a mesure. D'ailleurs rester ami c'est peut-être le pire selon les points de vue. Certes se séparer en bons termes est gratifiant... Mais rester amis, tu gardes contact et tu ne perds pas tout certes mais ca peut être frustrant, comme donner de l'eau a quelqu'un qui a faim.

L'amour ne donnes pas des ailes, il donne des vertiges grisants et enivrants, mais au final tu exploses quand même en vol et tu tombes de très haut.

Cependant il te reste tes amis qui veulent t'emmener faire la fête pour oublier, paradoxalement pour que tu te mettes minable car t'es tellement mal que même dans cet état tu te sentiras mieux. (Merci a Paul, Mael et la "famille" du Cuing). Et il te reste l'espoir, l'espoir et une conviction forcée que après ca ira encore mieux que lorsque tu étais avec elle. D'un côté tu espères aussi secrètement qu'elle reviendra a la raison, qu'elle s'aperçoive que tu lui manques, qu'elle était mieux avec toi. Que c'était un moment de lassitude, de faiblesse. Tu te dit que c'est normal car elle voit des garçons tout le temps et que donc elle a besoin de s'éloigner, pour mieux revenir vers toi ensuite.

Cet espoir est un espoir de fou, mais j'ai jamais dit que j'étais sain d'esprit. Car je n'étais pas amoureux, non... J'étais fou d'elle.

Au final c'est la vie encore une fois, c'est la fin d'une chose, et le début d'une autre. La fin d'un temps magnifique, qui en fait me ramène a la fin de l'époque "Littéraire", car mes années Littéraire étaient celles aussi de mon couple avec Cindy, disons juste qu'avec elle j'ai joué les prolongations.

Ca fait mal de penser a elle car comme je l'ai dit a Romain, elle est toujours devant moi et ca me frustre, c'est rageant car du coup c'est elle que je vois, c'est elle mon objectif et c'est pour cela que ca va mal. Ca ira mieux quand je la verrais dans mon rétroviseur, alors je ferais un burn et la fumée dégagée à l'arrière masquera son visage, alors la enfin je pourrais foncer en ligne droite pour prendre l'autoroute afin de vivre la vie comme elle doit être vécue, a pleine vitesse et pas au point mort!

"You can say what you have to say. Cause my mind's made up anyway. I'm taking the high road going above you. This is the last time I'm gonna trust you" .... Fort Minor ft John Legend. High Road


P.S: Je pourrais sans doute avoir une vie meilleure, mais de meilleurs amis ca je suis pas convaincu, merci a la "famille" du Cuing.
Une fin que j'aurais préféré éviter

# Posté le mardi 10 mars 2009 12:32

Modifié le mercredi 11 mars 2009 10:05

Pensées en vrac

Pensées en vrac
Sandra m'a tanné pour écrire un nouvel article. Mon âme philosophe s'étant un peu étiolée ces derniers temps a vu sa flamme se raviver alors je posterai ici des citations de moi et d'autres GRANDS de l'histoire.

Saurez-vous qui sont ces personnes hormis moi-même et surtout... Qui a dit quoi?



Quiconque pense fait penser.

En guerre comme en amour pour en finir il faut se voir de près.

Après tout nous ne sommes tous que des morts en sursis.

Toute liberté dépend du point de vue que l'on a vis-a-vis d'elle.

La seule chose nécessaire au triomphe du mal est l'inaction des hommes de bien.

Toute certitude est faite pour être ébranlée.

Parler pour agir ou agir pour parler?

Aimer la vie et aimer sa vie sont deux concepts foncièrement différents.

Certains ont des raisons de parler, d'autres non. Et c'est toujours la deuxième catégorie qu'on entend le plus.

Parfois il vaut mieux revenir sur ses pas plutôt que marcher a reculons.

Comme le despotisme est l'abus de la royauté, l'anarchie est l'abus de la démocratie.

Les dictateurs ont su croire en la liberté. La leur.

A la guerre comme a l'amour seul le corps-a-corps donne des résultats.

Hé dites donc! Donc.

Mener sa vie tambour battant c'est autre chose que se réveiller au clairon!

Toutes les vérités sont bonnes a dire, mais pas a tous les moments.

Un triangle amoureux ne peut fonctionner que si ce triangle est rectangle isocèle en A. Et que vos deux amantes sont à chaque extrémités de l'hypoténuse.

La parole est un don précieux fait a l'humanité, c'est pas une raison pour en abuser.

Un problème difficile c'est comme monter en haut: une connerie.

Si vous êtes devant un dilemme choisissez toujours la solution qui vous évites de choisir.

Se taire a raison est pire qu'avoir raison de se taire.

Toute vérité est relative. (Choisir celle qui fonctionne).

Le Kama-Sutra n'est rien de plus qu'une oeuvre de vulgarisation comme les autres.

L'Union fait la Force, rejoins-moi du Côté Obscur jeune Skywalker.

Le ridicule ne tue pas certes, mais la classe non plus.

Il faut parfois savoir baisser la tête, surtout quand la porte est basse.

La populace crie de plus en plus fort mais cela ne sert a rien. Le gouvernement est sourd.
Les paroles s'envolent, seuls les écrits restent.

Foncer tête baissée est encore le meilleur moyen de se défoncer le crâne.

Les gens entièrement honnêtes se font rares. Ceux qui savent mentir aussi d'ailleurs.

Avec des "Si" tu mets Paris en bouteille, pour Londres il faut des "Fa".

Ca ne sert a rien d'avoir des plans "sous-marins" en plus de votre relation, car même les sous-marins refont surface un jour ou l'autre.

On ne se préoccupe pas de chercher les points faibles des autres lorsqu'on est convaincu d'être le plus fort.

Etre armé de nobles sentiments ne suffit pas toujours. Surtout s'ils ont des armes automatiques en face.

Même la théorie de la relativité reste relative.

La personne qui s'est le plus approchée de Dieu c'est Michael Jordan. Car si Jésus marchait sur l'eau, Jordan lui savait voler. (merci Lyud)

# Posté le mardi 03 mars 2009 20:17

Modifié le dimanche 08 mars 2009 12:44

Enjoy your life hahaha

Enjoy your life hahaha
Je reviens faire un article ca faisait longtemps. J'avoue n'être pas très inspiré en ce moment.

La fac ne m'emballe pas des masses. Pour l'instant les cours sont du déjà vu. Et ceux ou je découvre des choses nouvelles deviennent vite barbants (vive les fleuves woohoo!) Heureusement a la fac on a des avantages, comme l'emploi du temps a la carte (tiens aujourd'hui j'y vais pas!) et je crois que je vais en devenir spécialiste (Gorka est déjà trop loin devant dans ce domaine).
Et la se pose toujours et invariablement la question du choix, et vous les savez pour celles et ceux qui me connaissent je suis adepte du Carpe Diem (cueille le jour). Et j'essaie de profiter du temps qui m'est donné pour vivre agréablement et comme je l'entends! C'est ce que j'ai fait pas plus tard que ce week-end chez Anaïs. Cela faisait longtemps que je n'avais plus dansé et ca fait du bien (merci Laura et Coralie ^^). J'ai bien rigolé, bu et fumé (Paul peut rajouter autre chose a la liste) et CA FAIT DU BIEN! J'ai profité de la vie (même si j'ai fait du gâchis par moments) et surtout ca permet de revoir des personnes que l'on aime (Nina, Coco, Laura, je vous aime!) tout en rigolant et s'amusant (Anais, Pierre, Popol, Mika, Guillaume). Et grâce a vous tous j'oublie les peines qui m'accablent et je noie mes soucis dans l'alcool et les moments de bonheur. Bref pour dire Anais que j'ai adoré!

Mais évidemment mon bel éloge de l'épicurisme doit être modéré. Car aujourd'hui on ne peut pas vraiment décider de vivre comme cela. Du moins pas dans notre monde occidental. Parce qu'aujourd'hui le temps est devenu de l'argent les gens sont trop pressés. La société de consommation et notre système économique nous prive de temps. La vie devient une perpétuelle course contre la montre à laquelle au final nous perdons tous inéluctablement alors a quoi bon? A 16 ans tu dois bosser pour ton futur job. A 25-30 ans tu chômes et cravaches a l'ANPE ou alors tu bosses pour ta futur retraite. Ce n'est qu'a la dite retraite quand tu es bien vieux et usé, physiquement et mentalement diminué que tu peux ENFIN profiter de la vie! C'est pas le comble ca? Au moment ou tu le peux le moins et ou tu as plus trop de temps pour le faire.

C'est dingue ca! Aujourd'hui on nous prive de notre liberté fondamentale, notre droit inaliénable: VIVRE. Et tout le monde s'en fout! Ou personne ne le dénonce! Bien sur je suis jeune donc je suis rebelle. Donc je ne bosse pas et je profite du fait que j'ai toutes mes facultés et plein de temps devant moi pour croquer la vie a pleines dents! Et c'est pour ca que j'aime tant être moi, pour ca que la vie m'est si précieuse pour m'en priver!

Mais attention. C'est pas parce que je m'aime et que j'aime la vie que j'aime ma vie pour autant! CQFD. Allez travaillez bien, ou faites mieux: PRENEZ VOTRE PIED!

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 21:42

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 10:31

... Etre la sans être la ...

... Etre la sans être la ...
Voila c'est la rentrée pour beaucoup sauf moi et quelques autres. Je suis retourné au lycée ces derniers temps pour diverses raisons. Et à ce moment-là, heureux bien sûr de retrouver de jeunes et petits amis, j'ai été soudain sujet à un accès de nostalgie (comme d'hab).

Je me suis revu à des endroits autrefois si habituels... Tellement habituels que j'avais l'impression qu'ils m'appartenaient, qu'ils nous appartenaient. Aujourd'hui ils sont squattés par des gamins de 15 ans qui ignorent tout de leurs illustres prédécesseurs et ca me rend mélancolique. C'est une impression étrange de se trouver dans un lieu sans s'y sentir présent. C'est à la fois si familier et si méconnu. Les bases sont toujours là, les fondements connus... Mais il y a de nouvelles donnes et des acteurs nouveaux qui, a notre gout sont loin de valoir ceux que nous avons été.

Cela me fait prendre conscience que l'existence de chacun d'entre nous consiste a une série de passages qui au total n'en forment qu'un seul ensemble: notre passage sur cette planète. Et pour la grande majorité d'entre nous ce passage se fait dans l'anonymat et la discrétion la plus totale, la plus absolue. Pour les rares d'entre nous qui s'illustrent et émergent de la masse, leur renommée n'est que temporaire. Je pense même que les noms de Jésus, Mahomet, Moïse ou Bouddha ne sont pas éternels. C'est pour moi dans l'ordre logique des choses.

Mais laissons-la les méandres des buts et finalités de la vie, j'en ai déjà parlé dans un article précédent. Je m'intéresse en ce moment a ces passages. Ceux-ci sont créés par des choix. Ces choix sont possibles grâce a notre conscience et c'est ce qui nous caractérise en tant qu' humains. Ce sont ces choix qui sont le fondement de la ligne directrice de notre vie. Ces choix sont conditionnés par l'éducation, les pressions extérieures, le contexte de décision etc... Et bon nombre de ces choix sont immuables. Une fois prises, nos décisions n'autorisent pas le moindre retour en arriere et les "secondes chances" sont plutôt des sessions de rattrapages (comme pour le Bac) pour occasions manquées et les fautes commises. Quoi qu'il en soit une fois un choix fait cela rentre dans le passé. Et vouloir le changer est naturel certes mais idiot et absurde. Nous pouvons juste maîtriser notre présent et essayer d'échafauder notre avenir.

C'est une accumulation de choix qui m'a fait rentrer au lycée, et une autre accumulation liée aux choix précédents qui m'ont poussé a écrire ceci. Et ces choix sont conscients ou inconscients, dans ces cas-là on appelle ceci de l'instinct. La vie en elle-même repose sur cette notion de choix.

Ce sont toujours ces choix qui m'ont poussés a revenir au lycée -en tant qu'élément externe de ce système- récemment. Jusqu'à il y a quelques mois ce lycée était un système, une organisation, une institution dont je faisait partie intégrante. Aujourd'hui je suis au lycée en tant qu'élément extérieur et potentiellement perturbateur sans réelle importance. En fait j'y suis principalement en tant que spectateur, comme un "fantôme" dans ce système, ignoré par ce système.

Etre présent sans y être vraiment, être là sans être là.


P.S: Merci Sandra pour ta brillante citation et pour m'avoir motivé!

# Posté le mardi 09 septembre 2008 17:48